Nicolas Maduro prêt à discuter avec Donald Trump — Vénézuela

12 Août, 2017, 02:06 | Auteur: Edgar Lajoie
  • Le Venezuela frappé par de nouvelles sanctions américaines

"Nous avons de nombreuses options pour le Venezuela, y compris une possible option militaire si nécessaire", a-t-il affirmé, sans autre précision. "Le Venezuela ne peut être sanctionné par rien ni par personne", avait alors immédiatement réagi le ministre des Affaires étrangères vénézuélien Jorge Arreaza, selon lequel les États-Unis "se ridiculisent devant le monde entier". Appelé à donner des précisions sur cette annonce, le président américain est resté évasif: "Nous n'en parlons, mais une option militaire est assurément une voie que nous pourrions suivre".

Ces nouvelles sanctions visent huit responsables, dont un frère du défunt président, Hugo Chavez (1999-2013), impliqués dans la récente mise en place de l'Assemblée constituante, rejetée par une grande partie de la communauté internationale.

"Cette assemblée a eu une naissance violente", a déclaré jeudi Nicolas Maduro, avant de promettre que les manifestants violents seraient incarcérés, déclenchant une ovation des députés.

Les nouvelles sanctions américaines viennent accroître la pression sur le régime socialiste vénézuélien alors que le président Nicolas Maduro tente de reprendre en main le contrôle des institutions stratégiques du pays.

Réunie pour la première fois il y'a six jours, cette assemblée a pour ambition de réécrire la Constitution vénézuélienne avec la crainte pour beaucoup de voir le président Maduro obtenir les pleins pouvoirs. Il souhaite que cette discussion ait lieu par téléphone ou qu'elle se fasse à New York à l'occasion de l'assemblée générale des Nations unies le 20 septembre. "Le Venezuela ne se rendra jamais (.) devrait savoir l'empire américain", a ajouté le président socialiste.

Le même jour, le président vénézuélien avait consacré l'Assemblée constituante comme la plus haute instance du pays lors de sa première apparition devant ce nouveau 'parlement bis'. Les 545 membres qui la composent ont en effet été élus le 30 juillet dernier lors d'un scrutin qualifié de "farce" par les opposants à Maduro.

Le chef de l'Etat avait présenté l'élection comme le seul moyen de résoudre la crise politique qui agite le pays, après quatre mois d'une vague de contestation qui a fait plus de 120 morts.

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