L'Etat lâche du lest — Engie

06 Septembre, 2017, 22:33 | Auteur: Stephane Girardot
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Cette cession prendra la forme d'un placement institutionnel accéléré. "En l'occurrence, mieux financer l'innovation en préservant l'influence que l'État exerce au sein d'ENGIE", a déclaré Bruno Le Maire, ministre de l'Économie et des Finances. L'Agence des participations de l'État a ainsi annoncé ce mardi avoir engagé la cession de 4,1% du capital d'Engie (l'ex-GDF Suez). Cette fois, la vente devrait lui rapporter 1,4 milliard d'euros au cours de clôture de mardi. Il a vendu en parallèle 11,1 millions d'actions, soit 0,46% du capital, qui seront proposées ultérieurement aux salariés et anciens salariés du groupe, au même prix par action, soit un montant total de 153 millions d'euros. La participation précise que détiendra finalement l'Etat, en terme de capital et de droits de vote, sera précisée à l'issue de l'opération. Grâce au système des droits de vote double, instauré par la loi Florange de 2014, l'État peut continuer à avoir le tiers des droits de vote en détenant moins d'un tiers du capital. L'objectif, à l'époque, était de permettre le renflouement de la filière nucléaire, notamment l'augmentation de capital d'Areva.

Pour Bruno Le Maire, ministre français de l'Economie, cette cession "constitue la première étape du plan de cessions d'actifs pour un un montant de 10 mrds€ que j'ai annoncé au mois de juillet". Ces cessions doivent servir à alimenter un fonds de 10 milliards d'euros pour financer l'innovation.

L'Etat avait prévenu: il allait "céder des parties de capitaux" qu'il détient dans des entreprises. La Française des jeux, Renault ou encore Orange sont régulièrement évoqués. L'Agence des participations de l'État (APE) est présente au capital de 81 entreprises. Ces participations pèsent actuellement près de 100 milliards d'euros, dont 70 dans des sociétés cotées.

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