Le vote sur l'abrogation du droit européen fait polémique — Brexit

12 Septembre, 2017, 18:03 | Auteur: Edgar Lajoie
  • Des anti Brexit présents devant Westminster avent le vote lundi 11 septembre

Les députés britanniques vont voter lundi pour la première fois sur le projet de loi gouvernemental destiné à mettre fin à la suprématie du droit européen, en pleine polémique sur l'étendue des pouvoirs que ce texte octroie à l'exécutif. Le texte doit ensuite être étudié dans le détail par la chambre des Communes, étape au cours de laquelle des amendements pourront être déposés.

Dans la soirée, le Parlement britannique doit en effet se prononcer sur ce texte, baptisé " Loi de (retrait de) l'Union européenne " qui vise à abroger " l'European Communities Act " de 1972. Le peuple britannique n'a pas voté en faveur de la confusion, le Parlement ne devrait pas le faire non plus", a-t-il dit en soulignant qu'"entreprises et particuliers " avaient besoin d'être "rassurés " sur la sortie du giron européen". En creux, le projet doit permettre au pays de continuer à fonctionner correctement à l'issue du processus de négociation avec Bruxelles, qui doit intervenir théoriquement en mars 2019.

13 heures de débats au parlement, le rejet d'un amendement travailliste de blocage, la mise en oeuvre du Brexit ne se fait pas sans mal. Mais la première étape législative a été franchie.

" Un vote contre ce projet de loi est un vote pour une sortie chaotique de l'Union européenne".

Mais la partie n'est pas pour autant gagnée pour l'exécutif, fragilisé depuis les élections générales de juin. Une méthode qui fait grincer des dents et provoque une forte opposition parlementaire.

Mais pour réaliser les modifications nécessaires et transposer le droit européen, le gouvernement conservateur sollicite des pouvoirs exceptionnels.

"Si je vote contre (.) ce soir, ce n'est pas parce que je vote contre le Brexit".

Contrairement au gouvernement, son parti veut maintenir le Royaume-Uni dans le marché unique européen pendant une période de transition post-Brexit.

Les prérogatives dont pourrait disposer l'exécutif inquiètent également les syndicats. "Il est ulcérant de voir un gouvernement qui a promis de protéger les droits des travailleurs présenter un projet de loi sur le retrait de l'UE truffé de failles sur les droits des travailleurs", avait dénoncé dimanche la secrétaire générale de la confédération syndicale TUC, Frances O'Grady. Mais le Brexit continue de diviser le pays, plusieurs milliers de personnes ont encore manifesté samedi dans le centre de Londres pour demander au gouvernement d'y "renoncer".

Recommande: