L'opposition n'a pas manifesté — Togo

14 Septembre, 2017, 00:25 | Auteur: Edgar Lajoie
  • Assemblée nationale du Togo: L’examen de la réforme s’accélère pour force majeure

"Nous sommes dans une situation de force majeure. Elle reprendra demain, après la conférence des présidents qui se penchera sur le projet de loi du gouvernement", a déclaré Dama Dramani, président de l'Assemblée nationale togolaise.

Les leaders de l'opposition togolaise promettent de mobiliser leurs militants ce mardi devant le parlement du pays pour pousser les députés à changer l'ordre du jour de leur session extraordinaire.

Il a même accepté de clôturer prématurément la session extraordinaire sur le budget de fonctionnement du Parlement 'quitte à faire entorse à la procédure'.

Après l'ouverture de la nouvelle session parlementaire - formalisée par un discours du patron de l'Assemblée -, le texte devra d'abord être examiné par la Commission des lois constitutionnelles qui soumettra ensuite un rapport final aux députés chargés de le voter. Dramani a demandé aux membres de la Commission de faire très vite. Toutefois, Alphonse Waguena, le secrétaire général de l'Assemblée nationale a précisé lundi soir à la télévision nationale que "selon l'article 110 du règlement intérieur de l'Assemblée nationale, la révision constitutionnelle ne peut pas faire l'objet d'une procédure d'urgence".

Christophe Tchao, Président du groupe parlementaire du parti au pouvoir estime qu'il n'appartient pas à l'opposition de dicter une méthode et un rythme de travail à l'Assemblée nationale.

"Pour nous il s'agit de discuter, d'étudier et d'adopter le projet de loi (.) tel que le souhaitent les populations togolaises", a-t-elle dit. "Personne ne nous comprendrait", s'est justifié Jean-Pierre Fabre, chef de file de l'opposition et député de l'Alliance nationale pour le changement (ANC).

Des manifestations massives ont eu lieu à Lomé et en province les 6 et 7 septembre à l'appel d'une coalition de 14 partis pour demander la mise en place des réformes et le départ du président Faure Gnassingbé.

Le gouvernement ayant déjà montré sa voie en adoptant les avant-projets de loi lors d'un conseil des ministres du 5 septembre, on aurait pu s'attendre à une évolution rapide de la situation.

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