L'étau se resserre autour des évadés fiscaux

15 Septembre, 2017, 20:36 | Auteur: Stephane Girardot
  • Gérald Darmanin

"Pour plus de fermeté et d'efficacité, nous allons fermer, au 31 décembre, le Service de traitement des déclarations rectificatives (STDR), qui permettait depuis 2013 aux contribuables qui avaient des avoirs non déclarés à l'étranger de régulariser leur situation, avec des pénalités réduites", a annoncé le ministre. Depuis, il a étudié plus de 50 000 dossiers, qui représentent plus de 32 milliards d'euros d'avoirs.

Selon lui, "La France a laissé quatre ans et demi à ces contribuables et c'est assez". Un délai de grâce qui sera sans doute exploité par les évadés fiscaux avant qu'il ne soit trop tard pour eux. "Ce bureau a eu son utilité, conclut donc Gérald Darmanin mais aujourd'hui, il ne l'a plus". " Nous n'allons plus nous contenter de simples déclarations", a expliqué le ministre, demandant " plus d'investissement dans des projets informatiques et technologiques " pour jouer à armes égales avec les fraudeurs. L'idée du gouvernement n'est évidemment pas de renoncer à la lutte contre la fraude fiscale.

"Avec l'entrée en vigueur de l'échange automatique d'informations bancaires, le cadre international permettra à la France d'avoir des moyens puissants pour détecter les fraudeurs". Le gouvernement compte désormais muscler les services de renseignement à Bercy pour traquer les fraudeurs. "Tout cela permet à l'Etat de récupérer des sommes dues, afin de mener les politiques publiques pour tous les Français". Mais il met en garde: "attention, ne croyons pas que cette seule lutte permettra de combler nos déficits". C'est le ministre de l'Action et des comptes publics lui-même qui l'annonce, ce vendredi, dans un entretien au quotidien Libération.

Bercy, qui avait renforcé en 2016 les pénalités prévues pour les "repentis fiscaux", avait prévu de fermer à terme cette cellule, estimant qu'elle n'avait "pas vocation à durer éternellement".

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