Indignation et appel à la protection des musulmans Rohingyas — Violences en Birmanie

16 Septembre, 2017, 11:08 | Auteur: Edgar Lajoie
  • Crise des Rohingyas

Quant au Conseil de sécurité qui se retrouvait à huis clos, hier, pour discuter des violences dans l'État birman de Rakhine, il s'annonce divisé.

ALGER- Les citoyens birmans de confession musulmane, un million d'habitants, victimes de violences menées par l'armée contre leur communauté sont dans l'attente d'une adresse à la nation prévue mardi prochain par la dirigeante du pays, Aung San Suu Kyi, qui, a-t-on dit, "parlera de réconciliation nationale et de paix".

La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi ne se rendra pas à l'Assemblée générale des Nations-Unies: elle sera représentée par son second vice-président. Il a réclamé 'des pas immédiats' pour faire cesser la violence. "J'appelle les autorités de Birmanie à suspendre les activités militaires et la violence et à faire respecter la loi", a déclaré M. Guterres.

"Les relations d'Aung San Suu Kyi avec les Rohingyas ont toujours été difficiles et cruelles", explique le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) qui avait rencontré en 2012 à Berne la Prix Nobel de la paix qui est devenue la cheffe du gouvernement birman. 'Quand un tiers de la population Rohingya doit fuir le pays, pensez-vous pouvoir trouver un meilleur mot pour décrire' la situation, a-t-il rétorqué à un journaliste, sans lui-même prononcer le mot de génocide.

Plus de 379.000 Rohingyas se sont réfugiés Bangladesh, pays limitrophe de la Birmanie, depuis fin août pour fuir une campagne de répression de l'armée birmane.

Les réfugiés arrivent au Bangladesh épuisés, démunis, affamés, après des jours de marche sous la pluie.

Ils accusent l'armée birmane de tuer les leurs et d'incendier leurs maisons.

Autorités locales et organisations internationales peinent à prendre en charge cette marée humaine.

Par ailleurs, dans une lettre ouverte au Conseil de sécurité, une dizaine de prix Nobel ont appelé les Nations unies à "des actions audacieuses et décisives". 'Nous vous demandons d'agir immédiatement pour faire cesser les attaques militaires aveugles sur des civils innocents', indique ce texte signé entre autres par le Bangladais Muhammad Yunus, la Pakistanaise Malala Yousafzai et le Sud-Africain Desmond Tutu.

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