Les Etats-Unis prolongent la suspension de sanctions contre l'Iran — Nucléaire

16 Septembre, 2017, 09:09 | Auteur: Edgar Lajoie
  • L'ancienne sous-secrétaire d'Etat aux Affaires politiques Wendy Sherman à Jérusalem le 22 février 2014

Les Iraniens "violent les différents termes" de l'accord et son "esprit", a déclaré jeudi Donald Trump. Le principal sujet des discussions sera le dossier iranien, alors que Donald Trump a laissé entendre qu'il souhaitait remettre en question l'accord signé sur le nucléaire de Téhéran.

"L'administration a approuvé cette suspension pour se donner plus de flexibilité ", a commenté la porte-parole du département d'État Heather Nauert.

"Le JCPOA (Plan d'action global conjoint) n'est pas renégociable". En vertu de cet accord, l'Iran accepte de restreindre ses activités d'enrichissement d'uranium, en échange d'une levée des sanctions occidentales et internationales.

Le président américain, qui n'a de cesse de critiquer la République islamique, doit décider d'ici le 15 octobre s'il "certifie" ou non devant le Congrès que Téhéran respecte les termes de cet accord. Il doit renouveler cette démarche tous les 90 jours et, bien qu'il ait promis avant son élection de le "déchirer", il a depuis validé à deux reprises l'accord nucléaire tout en dénonçant les agissements de l'Iran.

Le président américain a également décidé ce jeudi, de maintenir l'allègement des sanctions liées à l'accord sur le nucléaire iranien, tout en qualifiant ce geste de "temporaire". Israël a demandé l'arrêt de l'accord nucléaire et compte intervenir à nouveau la semaine prochaine auprès des Etats-Unis lors de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU pour obtenir sa neutralisation.

"Aucune décision finale n'a été prise" pour le moment pour "certifier" ou "dé-certifier" la conformité de l'accord nucléaire, a pour sa part indiqué jeudi le secrétaire d'État américain Rex Tillerson. L'Iran, par la voix de son ministre des affaires étrangères Javad Zarif, a réaffirmé que l'accord de 2015 n'était pas négociable. Elle réunirait les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne d'un côté, l'Iran de l'autre, selon les mêmes sources. Parallèlement à cette annonce, le Trésor américain a pris des mesures ciblées contre près d'une douzaine d'individus et d'entités qui soutiennent les Gardiens de la Révolution en Iran ou qui ont mené des cyber-attaques contre le système financier américain.

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