Loup Bureau libéré après 51 jours de détention

17 Septembre, 2017, 16:21 | Auteur: Edgar Lajoie
  • De retour en France, le journaliste Loup Bureau revient sur ses conditions de détention en Turquie

Au pavillon d'honneur de l'aéroport, un comité d'accueil, composé notamment de sa famille, ses amis et de la ministre de la culture Françoise Nyssen, attendait le jeune homme, qui a aussi pu s'entretenir par téléphone avec le président de la République Emmanuel Macron. "Je suis très fatigué mais très content d'être là", a-t-il déclaré, les traits tirés, ajoutant qu'il avait été "jusqu'au bout dans l'incertitude de pouvoir partir". "Il y a eu des menaces, des intimidations, mais je n'ai pas été maltraité", a-t-il fait savoir.

"Mercredi [le 13 septembre] soir, le procureur a rendu un acte d'accusation qui l'accuse rien de moins que d'appartenir à une organisation terroriste et il sera vraisemblablement jugé en son absence".

Retrouvez cet article sur Francetv infoPrintemps solidaire à Paris: la France doit respecter "sa promesse de consacrer 0,7% de sa richesse" à l'aide au développementAprès l'attentat de Londres, l'enquête avance vite LA PHOTO. Le journaliste a aussi indiqué que ses conditions de détention avaient changé après la demande de libération formulée par le président Emmanuel Macron. C'est à ce moment-là que ça a été plus compliqué.

Mais "à partir du moment où M. Macron a annoncé qu'il demandait ma libération, il y a eu des changements", a-t-il souligné. C'est par ces mots que Loup Bureau, visiblement épuisé, a exprimé son soulagement d'arriver à Paris devant les journalistes qui l'attendaient.

Le père du journaliste a tenu des propos un peu différents sur les conditions de sa garde à vue où "il a été traité comme les prisonniers kurdes, donc il a subi des sévices physiques et psychologiques".

Loup Bureau "a toujours au-dessus de lui un risque de condamnation, une condamnation extrêmement grave puisque cela voudrait dire que Loup est un terroriste", a rappelé l'avocat. "Pour lui malheureusement le combat n'est pas terminé", a-t-il ajouté. Les journalistes turcs sont de loin les plus touchés, mais leurs confrères étrangers ne sont pas épargnés.

A son départ d'Istanbul, les autorités aéroportuaires avaient fait embarquer Loup Bureau "directement sur le tarmac, pour éviter tout contact avec les médias", d'après Reporters sans frontières, qui a fait campagne pour sa libération. Il avait été expulsé après un mois de détention et une importante mobilisation.

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