Bourgogne : des manifestations contre la réforme du code du travail

24 Septembre, 2017, 15:55 | Auteur: Edgar Lajoie
  • Saint Brieuc, environ 2 000 manifestants ont répondu à l’appel lancé par les syndicats

Sur les pancartes, Emmanuel Macron était ciblé pour ses propos dans lesquels il promettait de ne céder 'ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes'.

La ministre du Travail Muriel Pénicaud a été ferme hier au sujet de la réforme du Code du travail: " Nous mettons en œuvre ce que les Français nous demandent de faire, donc on ne va pas reculer ". "Les fainéants sont dans la rue", pouvait-on en effet lire mardi, à Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, mais aussi Strasbourg, Caen, Montpellier et nombre d'autres villes de province.

La CGT, Solidaires, la FSU et l'Unef ont appelé ce mardi à manifester contre la réforme du code du Travail, qu'ils qualifient de " régression sociale ".

Le gouvernement est "attentif" à la contestation contre la réforme du Code du travail, mais ne reviendra pas sur des mesures validées démocratiquement par l'Assemblée nationale, a déclaré mercredi le Premier ministre Edouard Philippe.

Le syndicat Force ouvrière (FO), bien qu'opposé à la réforme du Code du travail, n'a pas appelé à manifester, tout comme les syndicats dits réformistes, CFDT, CFTC ou CFE-CGC.

FO s'est en effet désolidarisée de la CGT, alors que les deux organisations avaient présenté un front uni contre la loi El Khomri.

La CGT, en tête de pont, a pu saluer dans la manif de nombreuses fédérations (transports, hospitaliers, services, territoriaux, douanes, retraités, etc), ses unions locales "toutes représentées", selon le secrétaire départemental Bruno Mouret, mais également les salariés du privé issus de plusieurs entreprises du Vaucluse et du bassin de vie d'Avignon: Eurenco, SEPR, Suez Rhône-Provence, Véolia, Socopa, ID logistics, Sanofi Aramon ou encore Ducros-Vahiné. Les syndicats avaient alors défilé ensemble à sept reprises, entre le 23 septembre et le 6 novembre 2010, pour demander le retrait du projet de loi porté par le gouvernement Fillon II. Selon les mots du secrétaire général du syndicat repris dans la presse, "C'est une première mobilisation qui s'annonce réussie". La CGT prévoit une nouvelle journée de mobilisations le 21 septembre. Cette manifestation aura valeur de test pour Jean-Luc Mélenchon, qui compte incarner une opposition sans concession à Emmanuel Macron.

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