Plus de deux millions d'électeurs se sont rendus aux urnes mardi — Libéria

10 Octobre, 2017, 19:52 | Auteur: Stephane Girardot
  • Liberia: Election présidentielle ce mardi, 20 candidats en lice, fin de la campagne électorale

Le Liberia est un des dix pays les plus pauvres de la planète et un des plus corrompus.

Les bureaux doivent fermer à 18H00 GMT, les premiers résultats étant attendus dans les 48 heures. "Les Libériens veulent un changement cette année", a déclaré à l'AFP Alexander Pewee, un professeur de 46 ans. L'ancienne prix Nobel de la paix et première femme élue présidente en Afrique cède sa place après deux mandats de six ans.

La présidente sortante s'est réjouie de "voir tant de monde dans les files d'attente", preuve selon elle que le pays est "prêt pour la transition". "Les Libériens savent ce que je représente pour eux et dans leur vie".

George Weah n'en est pas à sa première campagne.

En plus de leur nouveau président, le premier à succéder à un autre dirigeant élu depuis plus de 70 ans, les Libériens sont allés voter pour renouveler les 73 sièges de la Chambre des représentants.

Une vingtaine de candidats s'affrontent pour briguer sa succession.

Les élections législatives ne comportent en revanche qu'un seul tour. Selon la Constitution, elle ne peut plus se représenter après ses deux mandats successifs. De 2014 à 2016, le Liberia a été l'un des trois pays touchés par l'épidémie d'Ebola.

George Weah s'apprête à jouer, dit-il, l'un des matchs les plus importants de son existence, à la conquête de la présidence du Liberia. L'Union européenne, l'Union africaine et la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) ont déployé des observateurs. Pour redresser économiquement le pays, chacun des candidats insiste sur une recette simple: le développement des routes pour Joseph Boakai, de l'agriculture pour Benoni Urey, de l'éducation et la formation professionnelle pour George Weah ou Alexander Cummings. Lorsqu'on l'interroge sur ses motivations dans un entretien exclusif accordé à L'Express, Weah répond: "Je l'ai fait pour l'amour du pays et des gens, pour rendre service à ma patrie, plombée par la misère et par la guerre". "Nous avons besoin d'une nouvelle sorte de dirigeants".

Les fantômes de la guerre civile n'ont pas disparu, puisque figure notamment parmi les candidats l'ex-chef de milice Prince Johnson, 65 ans, aujourd'hui sénateur et tristement célèbre pour une vidéo le montrant en train de siroter une bière pendant que ses hommes torturaient à mort le président Samuel Doe en 1990.

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