La première Miss Monde en fauteuil roulant vient d'être élue

11 Octobre, 2017, 09:10 | Auteur: Edgar Lajoie
  • Les candidates du concours Miss Monde en fauteuil roulant

L'idée c'est, évidemment, comme toutes ces compétitions autour de la "différence" (on hait ce mot qui définit en creux une normalité, en l'occurence sur deux pattes, mais pas facile d'en trouver un autre), de "changer l'image des femmes en fauteuil roulant, pour qu'elles ne soient pas définies à travers cet attribut", selon Katarzyna Wojtaszek-Ginalska, 36 ans, cofondatrice du projet et coprésidente du jury, elle-même en fauteuil roulant. Mais Alexandra Chichikova, 23 ans, est bien devenue Miss Monde ce samedi 7 octobre à Varsovie: elle a remporté le tout premier concours Miss Monde en fauteuil roulant, organisé par la fondation polonaise Jedyna Taka. Alexandra Chichikova, étudiante bélarusse 23 ans, a remporté cette première couronne. 24 miss ont défilé dans trois tenues différentes et ont effectué des chorégraphies singulières et extrêmement travaillées.

C'est l'objectif de la compétition qui a eu lieu samedi 7 octobre à Varsovie et lors de laquelle 24 jeunes femmes de 19 pays ont concouru pour remporter le titre de "Miss Monde en fauteuil roulant". La footballeuse et mannequin française Nadjet Meskine a, elle, reçu le titre de Miss sourire. Cette première édition dans la capitale polonaise a réuni des représentantes d'Angola, Bélarus, Brésil, Canada, Chili, Etats-Unis, Finlande, France, Guatemala, Pays-Bas, Inde, Italie, Mexique, Moldavie, Pologne, Afrique du Sud, Russie et Ukraine. "Luttez contre vos angoisses et vos peurs ", a-t-elle déclaré lors de la soirée de gala. Pour gagner, il ne suffisait pas d'être une reine de beauté: " Ce n'est pas le physique qui compte le plus, précise Katarzyna Wojtaszek-Ginalska. Certes, le beau visage prime mais on se penche énormément sur la personnalité des filles, leur activité quotidienne, leur engagement, leur vie sociale, leurs projets ". "C'est la première occasion du genre pour montrer au monde que nous sommes capables de faire vraiment ce que nous voulons" explique Maria Diaz, participante chilienne, au Huffington Post.

Recommande: