Voiture de police incendiée : sept personnes condamnées, jusqu'à 7 ans de prison

11 Octobre, 2017, 12:35 | Auteur: Edgar Lajoie
  • Le 18 mai 2016 une voiture de police est incendiée en marge d'une manifestation contre la

La peine la plus lourde, sept ans de prison, a été prononcée contre un prévenu en fuite, le Suisse Joachim Landwehr, accusé d'être l'incendiaire de la voiture de police.

Le représentant du ministère public avait aussi énuméré une série d'indices permettant selon lui de confondre Antonin Bernanos: un caleçon de couleur rose ou violette, des bagues, des cernes, un téléphone dans une poche de jean. Les audiences ont été rythmées par les clameurs de dizaines de personnes massées à l'extérieur de la salle, scandant des slogans tels que "Flics, violeurs, assassins" ou "Tout le monde déteste la justice".

A l'issue du procès, le parquet avait requis le 22 septembre des peines d'emprisonnement allant de douze mois avec sursis à huit ans ferme, selon le degré d'implication reproché à chacun des neuf prévenus. Kara B., transgenre américaine de 28 ans qui comparaissait détenue, a été condamnée à quatre ans de prison dont deux avec sursis pour avoir, notamment, lancé un plot métallique sur le pare-brise de la voiture. Angel Bernanos, le jeune frère d'un autre accusé, a quant à lui été relaxé des faits de "participation à un groupement en vue de la préparation de violences".

Me Arié Alimi avait répliqué en déroulant une véritable contre-enquête.

Le tout sous le regard noir de son client, qui n'avait guère apprécié de voir son avocat se transformer en officier de police judiciaire.

L'ambiance s'annonce aussi tendue que pendant les cinq journées du procès, qui s'est tenu le mois dernier. Le 18 mai 2016, un groupe de militants antifascistes, revenant d'un rassemblement contre les violences policières, s'en était pris à une voiture de police et aux deux fonctionnaires se trouvant à l'intérieur, quai de Valmy, en plein Paris.

L'homme de 40 ans qui avait présenté ses excuses à l'audience pour avoir asséné plusieurs coups de barre métallique au policier, est condamné à cinq ans de prison, dont la moitié avec sursis, sans mandat de dépôt.

Les soutiens des prévenus avaient appelé à un rassemblement sur les lieux à 10 heures, heure à laquelle le tribunal correctionnel a rendu son jugement.

Pendant le procès, la mouvance d'extrême gauche a par ailleurs revendiqué un incendie dans une caserne de gendarmerie à Grenoble en "solidarité avec les personnes qui passent en procès ces jours-ci".

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