La Banque Mondiale appelle les dirigeants à investir dans l'Education

12 Octobre, 2017, 20:56 | Auteur: Stephane Girardot
  • La croissance de l'Afrique subsaharienne projetée à 2, 4 % en 2017 (BM)

C'est du moins ce qui est ressorti du rapport de la Banque mondiale sur la situation économique de l'Afrique, publié hier.

A l'avenir, prédit le document, "l'Afrique subsaharienne devrait connaître une reprise modérée de l'activité, avec une croissance grimpant jusqu'à 3,2 % en 2018 et 3,5 % en 2019". Par ailleurs, l'amélioration de la conjoncture internationale, à la faveur notamment de la hausse des cours des produits issus des industries extractives et du retour des flux de capitaux a contribué à ce relèvement, précise le rapport. C'est ce qu'a annoncé Albert Zeufack, économiste en Chef de la Banque mondiale pour l'Afrique au lancement de la dernière édition du rapport Afraca's Pulse dans l'après-midi de ce mercredi 11 octobre 2017, au Bureau de l'institution à Cotonou. Malgré des perspectives positives, le rapport met en garde contre "la mollesse persistante de cette embellie, insuffisante pour accroître le revenu par habitant en 2017 ". Selon les propos tenus par l'économiste au cours de cette conférence de presse qui a été retransmise dans plusieurs pays africains par vidéoconférence, la région connaît une reprise à plusieurs vitesses. Les premières sont boostées "par les investissements dans les infrastructures et une meilleure productivité agricole" et les secondes "profitent du redressement des cours internationaux sur fond de rebond de la production minière et des investissements".

L'inflation globale a marqué le pas dans la région en 2017, la stabilité des taux de change et la hausse de la production vivrière ayant atténué la flambée des prix des produits alimentaires. "Donc, si la croissance est tirée comme dans la majorité des pays de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale) par qu'une seule matière première, qui ne génère pas de valeur ajoutée sur le territoire, alors l'élasticité entre cette croissance et la pauvreté est faible", a-t-il expliqué.

Quant à l'expansion économique dans les pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), elle devrait se poursuivre à un rythme soutenu, portée par un fort investissement public en Côte d'Ivoire et au Sénégal. Il lui est demandé dans le rapport de "redoubler d'efforts pour remédier à l'insuffisance des recettes et contenir les dépenses afin d'atteindre l'équilibre budgétaire". "En outre, ces performances modérées ne pourront entraîner qu'une hausse modeste du revenu par habitant...", informe l'économiste principale de la Banque mondiale Punam Chuhan-Pole qui a dirigé ce rapport.

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