Trump attendu au tournant sur sa nouvelle stratégie face à l'Iran

12 Octobre, 2017, 11:50 | Auteur: Edgar Lajoie
  • Nucléaire iranien : Donald Trump seul contre l'accord

Le président américain doit dire, d'ici dimanche, si l'Iran est en conformité avec les engagements qu'il a pris en signant le Plan d'action conjoint commun (JCPOA), le nom officiel de l'accord signé à Vienne en juillet 2015.

Le président iranien Hassan Rohani a averti mercredi que les Etats-Unis étaient voués à l'échec si le président Donald Trump décidait d'abandonner l'accord international sur le nucléaire iranien. " Tant que de nouvelles sanctions ne sont pas prononcées, l'Europe, mais aussi l'Iran devraient rester calmes, même si la décertification pourrait aussi réveiller les dissensions de la classe politique iranienne elle-même vis-à-vis de l'accord", ajoute Christopher Bolan. Comme pratiquement tous les républicains au Congrès, Ed Royce s'était opposé à l'accord de Vienne négocié par l'administration de Barack Obama il y a deux ans. Le traité a été signé par l'Iran, les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Union européenne.

Certains démocrates à l'époque avaient également rejeté un tel pacte, à l'image du représentant Eliot Engel (16 district de New York).

"Il nous faut travailler avec nos alliés et partenaires à un ordre du jour en commun qui obligera le régime iranien à rendre des comptes, et non pas séparer l'Amérique de nos plus proches amis à travers le monde", a-t-il dit devant la commission des Affaires étrangères de la chambre basse du Congrès.

Le président américain Donald Trump a eu mardi un entretien téléphonique avec la Première ministre britannique Theresa May consacré au dossier du nucléaire iranien, a annoncé la Maison Blanche.

La loi donne en effet à ce dernier en cas de "non-certification", 60 jours pour décider de réimposer ou non les sanctions. Le Congrès donnerait à l'exécutif américain jusqu'au printemps pour convaincre, d'une part, ses alliés européens de renégocier l'accord ou de le compléter à ces conditions, d'autre part, Téhéran de faire des concessions unilatérales. Cet accord passé avec l'Iran a été le fruit de longues négociations sous l'ère Obama, et face aux menaces du républicain, Téhéran a souhaité se montrer ferme sur ses objectifs tout en faisant savoir, la semaine dernière, qu'il était prêt à discuter avec Washington de son arsenal balistique. Le Congrès pourrait aussi décider de ne rien faire.

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