Discorde autour de la bannière étoilée — Drapeau européen

13 Octobre, 2017, 13:07 | Auteur: Edgar Lajoie
  • Lors de la bataille de Yorktown en 1781 les troupes françaises arborant un drapeau blanc

Pour Jean-Luc Mélenchon, ce drapeau n'a pas sa place à l'Assemblée Nationale car il serait un " emblème confessionnel ". Pour Alexis Corbière, député LFI et porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, la nature de ce drapeau doit conduire à sa sortie de l'hémicycle: "Son créateur, Monsieur Arthur Heitz (en réalité Arsène Heitz, Ndlr) l'a toujours assumé: c'est un symbole religieux".

Début octobre, le groupe LFI a même demandé le retrait de l'étendard européen installé derrière le pupitre du président de la chambre basse du parlement, invoquant "une difficulté à mettre un drapeau qui ne fait pas consensus". Et c'est lors d'un débat sur l'Europe tenu à l'Université de Francfort, en Allemagne, que le chef de l'Etat est revenu sur ce sujet.

La polémique avait débutée le 20 juin, comme le rappelle Le Figaro. "Au moment où certains en France ont des débats où on se rétrécit et voudraient enlever le drapeau européen, je veux vous dire que lors du prochain conseil européen [la semaine prochaine, NDLR], j'affirmerai officiellement que la France reconnaît le statut de l'hymne européen et du drapeau européen, ce qui ne permettra pas à certains d'enlever le drapeau européen de l'hémicycle français ou de tout autre lieu", a-t-il annoncé. "C'est la République française ici, pas la Vierge Marie".

Depuis quelques jours, les députés de La France Insoumise réclament la suppression du drapeau européen à l'intérieur de l'hémicycle du Palais Bourbon.

Cette déclaration annexe au traité, citée par Le Soir (Belgique), dispose que "le drapeau représentant un cercle de douze étoiles d'or sur fond bleu, l'hymne (...), la devise 'Unie dans la diversité', l'euro (...) et la Journée de l'Europe le 9 mai continueront d'être les symboles de l'appartenance commune des citoyens à l'UE et de leur lien avec celle-ci". S'en est suivi l'amendement débattu et rejeté hier, confirmant un précédent rejet "la semaine dernière en commission" [L'Obs]. Il n'est pas le sien et la France a voté contre son adoption sans ambiguïté. Ce texte a été signé par seulement "16 des 28 pays de l'Union européenne", la France et les Pays-Bas s'en étant abstenus car "durablement marqués par le 'non' aux référendums européens de 2005" [L'Obs].

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