Le scandale frappe aussi Airbus, Renault et PSA — Affaire Kobe Steel

13 Octobre, 2017, 20:04 | Auteur: Stephane Girardot
  • Kobe Steel / Nouveau Scandal dans le monde de l'automobile

Jusqu'à présent le troisième sidérurgiste du pays, avec un chiffre d'affaires de 1.700 milliards de yens (12,8 milliards d'euros au cours actuel) lors de son dernier exercice annuel, avait estimé que 200 clients environ étaient concernés par ces malversations. "Nous avons communiqué avec nos clients et discuté des moyens de s'assurer de la sécurité" des produits touchés, a expliqué ce vendredi Yoshihiko Katsukawa, un des dirigeants de la firme. "Nous sommes déterminés à agir rapidement et de manière appropriée" si de tels cas venaient à se présenter, a-t-il assuré. Le groupe a lancé une enquête mais, sans attendre les conclusions, il a indiqué avoir déjà identifié des falsifications sur des poudres de fer et sur des produits utilisés dans le façonnage des DVD, composants destinés à 70 entreprises clientes et fabriqués depuis fin 2011.

Le groupe Kobe Steel a mandaté un cabinet juridique externe pour faire toute la lumière sur ces mauvaises pratiques.

"Ce n'est pas notre fournisseur", a dit un porte-parole du constructeur automobile.

Outre de nombreux sociétés japonaises, dont le géant automobile Toyota, des groupes étrangers seraient affectés par le scandale Kobe Steel, a affirmé vendredi le quotidien Nikkei, citant notamment l'avionneur européen Airbus et les constructeurs automobiles américains General Motors et Tesla, l'allemand Daimler, le sud-coréen Hyundai et les français Renault PSA et Valeo.

Ainsi des cadres et employés de quatre sites de production Kobe Steel auraient trafiqué leurs données sur plusieurs caractéristiques. Mais voilà que l'on parle à présent de fils d'acier, généralement utilisés dans les moteurs et pneus, comme éléments également à mettre en cause. Une mesure qui n'empêche pas son titre s'effondrer en bourse.

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